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Point de ContactMarketing, design, supports

Rubrique 02

La génération de leads, de la définition à la mesure

Un lead est un contact identifié qui a manifesté un intérêt. Le mot recouvre des réalités très différentes selon le canal, et la mesure change avec elles.

Un long comptoir de bois portant des fiches cartonnées rangées en trois casiers et un tabouret vide, lumière rasante de fin d’après-midi, 35 mm.

Un lead est un contact identifié qui a manifesté un intérêt et laissé un moyen de le recontacter. Le mot recouvre des situations très inégales : une adresse déposée pour obtenir un document et une demande de rendez-vous datée n’ont ni la même valeur, ni le même coût, ni le même traitement.

Qu’appelle-t-on exactement un lead ?

Trois éléments font un lead : une identité, un moyen de contact, et une trace de l’intérêt manifesté. Retirer l’un des trois change la nature de l’objet. Sans moyen de contact, il reste une visite. Sans trace d’intérêt, il reste une adresse, et une adresse obtenue sans démarche volontaire ne s’utilise pas librement en prospection.

La distinction courante entre un contact simplement collecté et un contact déjà qualifié n’est pas une norme, c’est une convention interne. Elle n’a d’utilité que si chaque équipe écrit noir sur blanc ce qui fait passer un contact d’un état à l’autre : une question posée, un budget évoqué, une date, un besoin daté. Sans cette écriture, le mot qualifié ne veut rien dire et deux personnes comptent deux choses différentes.

Par quels canaux arrive un contact ?

Les canaux se répartissent selon l’effort demandé au visiteur et selon ce que l’organisation doit fournir en échange.

  • Le formulaire de contact d’un site : effort faible, intention souvent élevée, volume faible.
  • La page d’atterrissage dédiée à une seule action : intention élevée, volume dépendant de la source de trafic.
  • Le document téléchargeable contre une adresse : volume plus élevé, intention plus diffuse.
  • L’appel ou le message direct depuis une fiche d’établissement : intention très élevée, volume local.
  • La recommandation et le bouche à oreille : volume irrégulier, taux de transformation élevé, coût de production nul mais délai long.

Aucun de ces canaux n’est supérieur aux autres dans l’absolu. Ils se comparent seulement à l’intérieur d’une même activité, sur une même période, et avec la même définition de ce qui compte comme contact.

Comment juge-t-on le résultat d’une campagne ?

Avec deux calculs simples, écrits ici pour être rejoués sur ses propres chiffres. Le coût par lead vaut le montant dépensé divisé par le nombre de contacts obtenus sur la même période. Le taux de transformation vaut le nombre de contacts divisé par le nombre de visites, exprimé en pourcentage.

Les deux résultats ne valent que si le périmètre est identique au numérateur et au dénominateur. Compter les visites de tout le site et les contacts d’une seule page produit un chiffre flatteur et faux. Compter une dépense mensuelle contre des contacts hebdomadaires produit l’erreur inverse. Ce média ne publie aucun coût moyen ni aucun taux de référence : ces valeurs dépendent du secteur et de la source de trafic, et un chiffre repris hors contexte devient un mauvais point de comparaison.

Que faire d’un contact une fois qu’il est là ?

Le rappeler vite, avec une trace écrite. Un contact qui attend plusieurs jours a souvent écrit ailleurs entre temps, et la première réponse reçue pèse lourd. La réponse gagne à contenir trois choses : ce qui a été compris de la demande, ce qui est proposé, et la prochaine étape avec sa date.

Deux obligations accompagnent le contact dès sa collecte : informer la personne de l’usage prévu de ses données au moment où elle les donne, et conserver la preuve du consentement quand il est requis. Un fichier de contacts constitué sans ces précautions ne s’utilise pas en prospection, quelle que soit sa taille.

Quels leviers alimentent cette rubrique ?

L’acquisition ne se décide pas seule : elle dépend des canaux choisis en amont, situés dans le marketing digital, et de la page qui reçoit le visiteur en aval. Les deux pages de cette rubrique traitent chacune un maillon précis de cette chaîne, la mesure d’un côté, le document échangé contre un contact de l’autre.

Dans cette rubrique

  1. Une calculatrice de bureau posée sur un cahier à colonnes couvert de chiffres manuscrits, table claire, lumière de fenêtre à gauche, plan large.

    Le taux de conversion, définition et calcul

    Un taux de conversion rapporte un nombre d’actions à un nombre de visites. Tout le résultat dépend de ce qu’on met au numérateur et au dénominateur.

  2. Un document brochure fermé posé sur un bureau clair à côté d’un stylo et d’une tasse vide, couverture sans texte lisible, lumière du matin, plan large.

    Le livre blanc, de la promesse au formulaire

    Un livre blanc est un document documentaire échangé contre un moyen de recontacter son lecteur. La promesse et le formulaire se décident ensemble.

Deux rubriques prolongent celle-ci

La suite se lit dans Sites web et conversion puis dans Design et identité visuelle. La méthode appliquée à toutes ces pages est écrite dans la politique éditoriale.

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