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Point de ContactMarketing, design, supports

Rubrique 04

Design graphique et identité visuelle

Le logo n’est pas l’identité visuelle, et l’identité visuelle n’est pas la charte. Les trois se fabriquent dans un ordre précis, et l’ordre change le coût.

Un atelier de graphisme vu en plan large, des planches imprimées épinglées sur un mur clair et une lampe articulée éteinte, lumière naturelle de midi, 35 mm.

Le design graphique désigne le travail qui donne une forme lisible à un message : choix des couleurs, des caractères, des images et de leur disposition sur un support. Le logo, l’identité visuelle et la charte graphique en sont trois produits distincts, souvent confondus, et ils ne se fabriquent pas dans n’importe quel ordre.

Que recouvre le design graphique dans une entreprise ?

Trois familles de travaux, qui ne demandent ni le même temps ni les mêmes compétences. La première fabrique les signes : un logo, une palette, un couple de caractères. La deuxième écrit les règles qui permettent de les réutiliser sans les déformer. La troisième applique ces règles à des supports concrets, écran ou papier, chacun avec ses contraintes de dimension et de lisibilité.

Une organisation qui saute la deuxième famille se retrouve avec un logo et aucune manière de le poser correctement. C’est la situation la plus fréquente, et elle se voit tout de suite : la même couleur change d’un support à l’autre, le logo se retrouve écrasé, et chaque nouveau document repart d’une page blanche.

Quelle différence entre un logo, une identité visuelle et une charte ?

PièceCe que c’estCe que ce n’est pas
Logoun signe, dans ses versions et ses taillesl’identité entière
Identité visuellel’ensemble des signes : couleurs, caractères, images, motifsun document
Charte graphiquele document qui écrit les règles d’emploiun catalogue d’exemples réussis
Supportl’application à un format précisun endroit où réinventer les règles

L’ordre de fabrication découle du tableau : les signes d’abord, les règles ensuite, les supports en dernier. Inverser revient à décider la règle après avoir produit vingt documents, donc à devoir les reprendre.

Comment juge-t-on un travail graphique sans être graphiste ?

En posant des questions qui ne portent pas sur le goût. Le signe reste-t-il lisible en très petit, sur une carte ou un onglet ? Fonctionne-t-il en une seule couleur, pour un tampon ou une gravure ? Existe-t-il une version pour fond clair et une pour fond sombre ? Le contraste entre le texte et son fond reste-t-il suffisant pour une personne qui lit mal ?

Ces questions ont des réponses vérifiables, contrairement à la question de savoir si le résultat plaît. Elles ont aussi l’avantage d’être posables avant la livraison, pendant qu’une correction ne coûte encore rien.

Où le numérique et l’imprimé se séparent-ils ?

Sur trois points, et il vaut mieux les connaître avant de commander un fichier. Les couleurs ne se comportent pas de la même façon selon qu’elles sont émises par un écran ou imprimées sur un papier, ce qui explique qu’un aplat vif à l’écran paraisse plus sourd sur une brochure. Les dimensions sont fixes une fois imprimées, alors qu’elles s’adaptent à l’écran. Enfin, l’imprimé demande une marge supplémentaire au-delà du format fini, parce que la coupe n’est pas parfaitement précise.

Ces contraintes ne relèvent pas du goût, elles se lisent dans des dimensions. C’est pourquoi ce média renvoie toute mesure vers une source unique, et pourquoi les pages de cette rubrique ne recalculent jamais une dimension pour leur propre compte.

Comment cette rubrique est-elle organisée ?

Elle réunit quatre pages qui suivent la chaîne dans son ordre réel : le document qui fixe les règles, le support qui les rend visibles le plus vite, la matière première des images, et la mise en situation qui permet de juger avant de produire. Chacune renvoie vers la suivante quand la question passe la frontière de son sujet.

Dans cette rubrique

  1. Un classeur à anneaux ouvert sur des planches imprimées d’aplats de couleur, posé sur une table claire, règle métallique à côté, lumière de midi, plan large.

    La charte graphique, définition et contenu

    Une charte graphique n’est pas un logo commenté : c’est le document qui permet à quelqu’un d’autre de produire un support fidèle sans poser de question.

  2. Un panneau d’affichage municipal vitré fixé sur un mur de pierre, feuilles imprimées punaisées à l’intérieur, rue vide, lumière grise du matin, plan large.

    L’affiche et l’infographie comme supports

    Une affiche se lit de loin, une infographie se lit de près. Le format et le corps du texte se choisissent à partir de cette distance, pas à partir du goût.

  3. Des tirages photographiques étalés en désordre sur une grande table en bois, une loupe posée dessus, lumière naturelle de côté, plan large.

    Dix banques de photos haute définition libres de droits

    Libre de droits ne veut pas dire sans conditions. La licence de chaque banque dit ce qui est autorisé, et ces conditions ne se ressemblent pas.

  4. Une carte imprimée vierge posée debout contre un mur clair sur un plan de travail, ombre portée nette à droite, lumière de studio, plan large.

    Le mockup, montrer un support avant de l’imprimer

    Un mockup montre un support dans son contexte avant qu’il existe. Il aide à décider, et il sait aussi rendre présentable un fichier qui ne l’est pas.

Deux rubriques prolongent celle-ci

La suite se lit dans Email et newsletter puis dans Supports imprimés. La méthode appliquée à toutes ces pages est écrite dans la politique éditoriale.

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