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Point de ContactMarketing, design, supports

Rubrique 03

Créer un site web qui transforme ses visiteurs

Un site se décide avant d’être dessiné. L’arborescence, les contenus obligatoires et le chemin de conversion se posent en premier, le graphisme ensuite.

Une table d’atelier vue en plan large avec des feuilles quadrillées punaisées au mur et des crayons alignés, lumière froide de fin de journée, 28 mm.

La création d’un site suit un ordre : décider ce que le site doit obtenir, poser l’arborescence, écrire les contenus, dessiner, développer, contrôler, mettre en ligne. Les arbitrages coûteux sont ceux du début, parce qu’ils se paient une deuxième fois quand ils sont repris à la fin.

Par quelles étapes passe la création d’un site ?

Sept étapes suffisent à décrire n’importe quel projet, du site de trois pages au site de cent. Ce qui change d’un projet à l’autre n’est pas la liste, c’est le temps passé sur chacune.

  1. Décider l’action attendue du visiteur, en une phrase, avant tout le reste.
  2. Poser l’arborescence : la liste des pages et la façon dont elles s’emboîtent.
  3. Écrire les contenus, page par page, avec leurs titres et leurs renvois.
  4. Dessiner à partir de ces contenus réels, jamais à partir de faux texte.
  5. Développer, en gardant les contenus obligatoires dans le lot initial.
  6. Contrôler : liens, formulaires, affichage sur petit écran, vitesse, mentions.
  7. Mettre en ligne, puis mesurer ce qui était décidé à l’étape une.

Les étapes deux et trois se font ensemble dans la pratique : une arborescence se juge en essayant d’écrire les pages qu’elle annonce, et une page qui refuse d’être écrite signale presque toujours une case de trop dans le plan.

Quels arbitrages coûtent cher quand ils arrivent trop tard ?

Quatre décisions changent de coût selon le moment où on les prend.

DécisionPrise au débutPrise à la fin
Arborescence et adresses des pagesgratuiteredirections à poser et liens à reprendre
Contenus rédigésguident le dessinobligent à refaire la mise en page
Langues supplémentairesstructure prévue pourduplication de toute l’arborescence
Pages d’information obligatoiresécrites avec les autresajoutées dans l’urgence, souvent incomplètes

Le cas le plus fréquent reste le dessin fait sur du faux texte. Une maquette remplie de paragraphes factices donne toujours un résultat harmonieux, puisque rien n’y dépasse. Les vrais titres, eux, ont des longueurs inégales, et la mise en page qui les reçoit doit être vérifiée avec eux.

De quoi dépend le fait qu’un visiteur agisse ?

D’une chaîne courte : le visiteur comprend en quelques secondes ce que propose la page, il trouve la réponse à l’objection qui le retient, et l’action attendue est visible sans chercher. Chaque maillon manquant se traduit par un départ, et un départ ne laisse aucune trace exploitable.

Un site vitrine porte plusieurs de ces chaînes en parallèle, une par intention de visite. Une page dédiée à une seule action se construit différemment, et c’est le sujet traité à part dans cette rubrique. La transformation obtenue se mesure ensuite avec un calcul simple, situé dans la génération de leads avec ses bases de comparaison.

Quelles pages ne sont pas facultatives ?

Un site professionnel affiche l’identité de son éditeur et un moyen de le joindre. Dès qu’il collecte la moindre donnée, formulaire de contact compris, il indique ce qu’il en fait, sur quelle base et pendant combien de temps. Ces pages ne sont pas des formalités administratives : ce sont les premières pages qu’un visiteur méfiant va chercher, et leur absence se remarque.

Trois vérifications valent d’être faites avant la mise en ligne : chaque page est atteignable en trois clics au maximum, chaque formulaire envoie réellement quelque part et le confirme à la personne, et chaque page affiche correctement sur un écran de téléphone tenu à la main.

Qu’est-ce qui vient après la mise en ligne ?

La mesure décidée à la première étape, et rien d’autre pendant les premières semaines. Un site neuf produit peu de données, et les interpréter trop tôt conduit à modifier ce qui n’avait pas eu le temps d’être jugé. Les corrections utiles à ce stade sont techniques : liens cassés, pages introuvables, formulaire qui échoue en silence.

Dans cette rubrique

  1. Une grande feuille blanche divisée en cinq rectangles tracés au crayon et punaisée sur un mur clair, règle posée dessous, lumière de studio, plan large.

    La landing page, structure et exemples

    Une landing page poursuit une seule action. Tout ce qui ne sert pas cette action, navigation comprise, se discute bloc par bloc.

  2. Un schéma arborescent tracé au feutre noir sur un grand papier kraft fixé au mur, cases reliées par des traits, lumière d’atelier, plan large.

    L’arborescence d’un site, page par page

    Une arborescence tient en trois niveaux. Au-delà, une page devient difficile à atteindre, et les pages obligatoires finissent oubliées.

Deux rubriques prolongent celle-ci

La suite se lit dans Design et identité visuelle puis dans Email et newsletter. La méthode appliquée à toutes ces pages est écrite dans la politique éditoriale.

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