Sites web et conversion
L’arborescence d’un site, page par page
Une arborescence tient en trois niveaux. Au-delà, une page devient difficile à atteindre, et les pages obligatoires finissent oubliées.

Une arborescence de site vitrine tient en trois niveaux : l’accueil, les rubriques, les pages de détail. Au delà, une page devient difficile à atteindre et à faire remonter. Le nombre de pages compte moins que la règle de rangement, qui doit rester compréhensible sans explication.

Combien de pages faut-il sur un site vitrine ?
Le compte se déduit des questions auxquelles le site doit répondre, pas d’un chiffre choisi à l’avance. Un site qui présente une activité unique à un public unique tient souvent en cinq à sept pages. Un site qui adresse trois publics avec trois offres en demande davantage, non par ambition mais parce que chaque combinaison mérite sa propre page.
Un test simple permet de trancher pour chaque page envisagée : existe-t-il une question précise à laquelle cette page, et elle seule, répond ? Si la réponse est non, la page rejoint une autre. Si deux pages répondent à la même question, elles fusionnent, sans quoi elles se concurrencent et le moteur de recherche choisit lui-même laquelle montrer.
Comment se range une arborescence en trois niveaux ?
| Niveau | Ce qu’il contient | Nombre raisonnable |
|---|---|---|
| Niveau 1 | l’accueil, qui oriente et ne détaille pas | une seule page |
| Niveau 2 | les rubriques, une par grand sujet | de trois à sept entrées |
| Niveau 3 | les pages de détail, rattachées à une rubrique | au moins deux par rubrique |
| Hors niveaux | les pages d’information et de contact | accessibles depuis le pied de page |
La règle des deux pages minimum par rubrique n’est pas décorative. Une rubrique qui n’en contient qu’une seule est en réalité une page déguisée en catégorie : elle ajoute un clic sans ajouter d’information, et le visiteur qui l’ouvre a l’impression d’un site en construction.
Quelles pages ne sont pas facultatives ?
Quatre familles reviennent sur presque tous les sites professionnels, et leur absence se remarque plus vite que celle d’une page de présentation supplémentaire.
- L’identité de l’éditeur et le moyen de le joindre, comme le montrent nos mentions légales.
- Le traitement des données dès qu’un formulaire existe, décrit dans notre politique de confidentialité.
- Une page de contact avec une adresse qui fonctionne réellement.
- Une liste complète des adresses du site, utile aux visiteurs comme aux moteurs.
Ces pages s’écrivent en même temps que les autres, jamais à la fin. Rédigées dans l’urgence de la mise en ligne, elles finissent incomplètes ou recopiées d’ailleurs, ce qui est visible et contre-productif.
Comment nommer les pages et leurs adresses ?
Avec les mots que le visiteur emploierait, au singulier ou au pluriel selon l’usage courant, sans abréviation interne. Une adresse construite sur le vocabulaire maison oblige à traduire mentalement, et elle vieillit mal : le nom d’une offre change plus souvent que le sujet qu’elle traite.
Une adresse se décide une fois. Une page déplacée garde son ancienne adresse vivante par une redirection permanente, sinon les liens externes qui la visaient tombent dans le vide et l’ancienneté accumulée par la page disparaît avec eux. C’est la principale raison de poser l’arborescence avant le dessin, comme le rappelle la création de site web.
Comment vérifier une arborescence avant de la construire ?
Trois contrôles suffisent, et ils se font sur papier. Le premier : toute page est atteignable en trois clics au maximum depuis l’accueil. Le deuxième : chaque page reçoit au moins un lien depuis une autre page du site, sinon elle n’existe que dans le plan. Le troisième : le nom de chaque page est compréhensible hors contexte, lu seul dans une liste.
Le deuxième contrôle est celui qui échoue le plus souvent. Une page créée pour un besoin ponctuel se retrouve accessible seulement par son adresse directe, et personne ne la trouve. Un plan du site à jour permet de repérer ces pages isolées en une lecture, et c’est l’une des raisons de le maintenir même sur un petit site.

Ce que cette page ne traite pas
Elle ne décrit pas la maquette graphique, qui vient après, ni la page conçue pour une seule action, qui obéit à des règles différentes. L’arborescence répond à une question de rangement : où se trouve chaque information, et comment un visiteur qui ne connaît pas le site la retrouve sans aide.
À lire ensuite
- La page qui poursuit une seule action est traitée dans la landing page.
- Ce que le graphisme réutilisera est figé par la charte graphique.
- Le résultat de ce plan se mesure avec le taux de conversion.